Juste un jeu...? [ en cours ]

Chapitre IV  (Juste un jeu...? [ en cours ]) posté le dimanche 24 août 2008 19:07

Une heure et quelques verres après, ils étaient fins prêts pour vomir tripes et boyaux en boîte. Enfin pas vraiment, mais ils étaient très joyeux. Angela, en se levant essaya tant bien que mal de tenir sur ses jambes, ce qui n’était pas une tâche facile car le sol mouvait comme sur un pont de bateau en pleine tempête. La demoiselle était celle qui tenait le moins l’alcool, mais elle s’entêtait à vouloir boire autant que les autres. Se disant qu’un jour, elle serait plus endurante ! Hugo, ivre mais sans plus, glissa ses mains sur ses hanches alors qu’ils marchaient, et lui murmura à l’oreille

 

-Tu vacilles, chérie…

-Mais non ! J’ai une démarche chaloupée, c’tout !

-Vraiment ?

-Vraiment ! C’est plus sex’ comme ça !

Il rit doucement et lui fit un bisou dans le cou

-T’as pas besoin de ça pour être sexy ma belle…

Elle jeta, triomphante

-Yeah !

Il se recula, étonné

-Qu’est ce qui te prends ?

Angela se mit face à lui, stoppant sa marche (chaloupée), et dans un beau sourire le nargua

-J’le savais ! Je suis tout à fait irrésistible !

-Rêves pas non plus ! Se moque t’il.

-Quand je veux, tu me tombes dans les bras ! Si c’est pas du plein pourvoir ça !

-Hum. Et en version non bourrée ça donne quoi ?

-Exactement la même chose ! J’ai toujours sut que je pouvais te contrôler, alors que l’inverse…

Une lueur de défis se mit à briller dans son regard ambré

-On pari ?

-Quoi ?

-On pari que c’est toi qui va me tomber dans les bras la première ? Il la prit dans ses bras, collant sa poitrine contre son torse musclé. Opération séduction poupée, qui résistera le plus longtemps ? Je suis certain de gagner à ce petit jeu là…

 

Et il la libéra de ses bras afin de continuer son chemin. Eberluée, elle finit par crier

-CA MARCHE ! Prépare ton armure soldat, la guerre est déclarée !

 

Elle avait déjà son plan, cette soirée tombée bien. Il allait être jaloux. Oh oui ! Elle allait le rendre fou de jalousie ! Un sourire sadique apparut sur ses lèvres à ses pensées…

 

Directement arrivée au Phénix, elle alla sur la piste de danse, où elle dégota un mec plutôt pas mal, en un temps record. Toute la soirée et la nuit, elle se colla à lui, l’embrassant fougueusement et le caressant de manière perverse, dès qu’Hugo levait le regard sur elle. La jeune fille jubilait en voyant les regards noirs qu’il lui lançait. Elle s’amusait comme une petite folle à danser serrés serrés, juste devant lui, assis devant son verre.

 

Qu’il crève de jalousie le coco ! Je ne lui donne même pas une heure pour venir virer l’autre imbécile qui me sert de jouet, et de m’embrasser avec passion ! Et j’aurai gagné !

 

Mais l’heure s’éternisa, et il n’avait toujours pas agit. Il résista toute la soirée, se consolant, en imaginant ce qu’il allait faire pour se venger. Oh oui, il se vengerait de cette garce si mignonne, et là, elle ne rigolera plus !

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Chapitre I  (Juste un jeu...? [ en cours ]) posté le dimanche 24 août 2008 19:07

 

Il ne savait pas comment il s’était retrouvé là, dans cet appartement, accompagné d’une jolie catin, qui, à son air perdu, devait se poser exactement la même question.

 

Bordel, mais qu’est ce que je suis en train de faire ? Etaient leurs pensées respectives.

 

Lundi 17 novembre, 23h00.

Hugo se rappelait qu’en sortant de chez un pote, il avait été pris d’une envie de folie, de quelque chose de nouveau, d’excitant.

Peut être dû à cet apéro un peu trop arrosé…Ou à cette vie un peu trop monotone de ces derniers temps. Quoiqu’il en soit, il s’était dirigé vers les quartiers chauds, et avait déambulé d’un pas hésitant dans ces rues où des femmes outrageusement maquillées le racolaient en lui promettant une nuit digne de tout les aphrodisiaques.

Puis, il l’avait vu.

Elle sortait en trottinant sur ses talons aiguilles d’un coin de rue, et rajustait son corsage comme si elle venait de l’enfiler. A vrai dire, il n’avait pas eu le temps de réfléchir. Elle s’était dirigée droit vers lui, lui avait pris le bras tout en déclarant.

 

-Allez mon beau, n’hésite plus. C’est moi la moins chère, et la plus douée.

 

Ensuite, elle l’entraîna aussi rapidement qu’elle le pouvait avec ses chaussures, à travers un nombre incalculable de rues et petites rues. Après avoir eu l’impression de se perdre plusieurs fois, et de tourner en rond, il abandonna l’idée de s’orienter et préféra la suivre sans plus réfléchir.

Ils entrèrent dans un immeuble, juste au moment où il était en train de songer, qu’il était tombé sur une dingue qui à la place d’une nuit torride, lui proposé un marathon digne de ce nom afin qu’arrivé au lit, il s’endorme sans aucune autre forme de procès. Devant lui se dressa un escalier qui lui parut sans fin, comme une énième étape avant de parvenir à la jouissance. Il commença à sérieusement regretter cette subite envie qui lui avait pris une heure plus tôt.

 

-Pas d’ascenseur je parie ? Grommela t’il. Elle sourit, et lui fait un clin d’œil.

-Bingo. T’inquiètes, j’habite au dernier, mais y a une super vue une fois arrivé la haut.

-Combien d’étage ?

-Hum… Je n’ai jamais osé compter.

 

Elle lui fit une bouille d’ange afin de s’excuser et gravit les premières marches tel un athlète en échauffement. Que faire ? Abandonner à l’instant car l’on sait qu’arrivé à destination, on ressemblera plus à une écrevisse crachant ses poumons, qu’à un dieu du sexe, ou continuer car retrouver son chemin dehors est de toute façon impossible ? Se maudissant de ne pas avoir était, comment dire.. ? Plus engagé dans ses cours de sport au lycée, il prit son courage à deux mains et s’attaqua à cette ultime épreuve.

 

Et maintenant, le voilà ici. A vrai dire, il était heureux d’y être parvenu ! Comme un sportif contemplant le monde au sommet de l’Himalaya.

La vue était charmante, la ville scintillante se déroulait tel un parchemin d’étoiles à ses pieds. L’appartement était petit mais chaleureux et coquet. Il était dans les couleurs chaudes, typé oriental. Décoré avec soin, comme un écrin de douceur. Il était surpris d’ailleurs. Comment une prostituée pouvait habiter ici ? Il s’attendait plutôt à un boui-boui miséreux et crasseux. Comme quoi !

Il se retourna et regarda sa future partenaire pour la nuit.

Elle s’affala dans un fauteuil, et croisant très haut ses jambes, elle entreprit d’enlever ses longues bottes de cuir noir, se penchant plus qu’il ne le faudrait dévoilant légèrement son décolleté, et un porte jar telle se laissait deviné en haut de sa cuisse gauche. Il l’a trouvé drôlement sexy. En même temps c’est son job, mon vieux ! Une fois la deuxième botte retirée, elle attrapa un de ses pieds meurtris et commença à le masser. Il failli laisser échapper une grimace, revenant sur ses pensées. Se malaxer les pieds n’était pas forcément très sensuel. Elle releva la tête et le regarda droit dans les yeux.

 

-Alors, comment tu t’appelles mon chou ?

-Euh….

Lui dire son nom était il judicieux ? Pendant qu’il faisait face à son dilemme intérieur, elle le coupa.

-Ok. C’est pas grave, jt’appelerai Norbert.

-Norbert ?

-Bah ouai. C’est le nom de mon ex-poisson rouge ! Et vu que t’as autant de conversation que lui…

-Ex ?

-Oui, ex. Tu connais des filles maladroites, Norbert ?

Il réfléchit quelques secondes, se demandant où elle voulait en venir, puis répondit.

-Oui, quelques unes.

-Bien. Alors dit toi que je suis pire que toutes celles là assemblées.

 

Il fronça les sourcils, se remémorant un scénario catastrophe d’une de ses amies. Celle-ci faisait les courses dans un super marché. Bien évidement, oubliant de regarder où elle allait, elle fonça dans une pyramide de conserves, qui s’étalèrent dans un concert de tous les diables. Voulant réparer les dégâts elle essaya de reconstituer l’œuvre d’art, mais glissa par mégarde sur un des cylindres et renversa la tour jumelle, assommant une grand-mère et un gosse au passage. Un petit rire lui échappa.

 

-Cela me semble plutôt improbable.

-Il faut le voir pour le croire. Norbert, mon cher poisson, a fait son plus beau plongeon de toute sa courte vie, par ma fenêtre ! Malheureusement pour lui, ce n’était pas la mer qui l’attendait en bas, mais du bitume et des requins à quatre roues qui ne se sont pas gênés pour en faire du poisson pané nouveau format…

Et cela ne serait jamais arrivé, si je n’avais pas glissé dans la salle de bain sur un savon, qui par la porte entre ouverte shoota sur un vase qui entraîna les rideaux qui entraînèrent l’étagère, qui entraîna le bocal et le pauvre Norbert par la fenêtre. J’aurai sûrement eu le premier prix à Vidéo gags ce jour là ! M’enfin. Sinon tu veux boire quelque chose ou tu as déjà eu ta part ?

 

Un peu abasourdi par ce flot de parole intarissable, et cette histoire assez incroyable, il mit un temps à réagir.

 

-Ma part ? De quoi ?

-Désolée, je suis peut être pas douée, mais j’ai un nez ! Qui me sert à respirer mais aussi accessoirement à sentir ! En gros, tu pus l’alcool, et ça pas besoin d’être Sherlock Holmes pour le savoir ! T’as l’air d’aimer la Vodka et le Peppermint mon beau. Pour la Vodka, jpeux rien, mais Peppermint, j’en ai une bouteille pas encore entamée !

-Euh… Ca ira, merci.

-Non ? A manger peut être ?

-Non plus.

 

Elle haussa les sourcils, se disant qu’il était bien pressé. Elle se leva et alla s’assoire à califourchon sur ses genoux, sur le canapé. Ses mains glissèrent du bas de son torse, au cou, puis passèrent par derrière ses épaules afin de lui retirer sa veste. Elle frôla sa joue avec ses lèvres pour lui susurrer à l’oreille.

 

-On va passer aux choses sérieuses alors…

 

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Chapitre I  (Juste un jeu...? [ en cours ]) posté le dimanche 24 août 2008 19:07

-On va passer aux choses sérieuses alors…

 

Elle faillit rajouter « Norbert » mais se dit que ça aller casser toute l’ambiance.

Elle fondit sur son cou, et l’embrassa lentement, progressivement, lui mordillant sa peau du bout des lèvres. Par quelques coups de langues taquins elle goûta son odeur, sa saveur. Elle remonta sensuellement, laissant ses mains s’attarder sous son tee-shirt, sur son torse. Elle prit le chemin plus râpeux de sa mâchoire, faisant gonfler et rougir ses lèvres à ce contact plus âpre. Tout naturellement, ils allaient s’embrasser lorsque sa bouche arriva en face de la sienne, mais elle le stoppa.

 

-Je n’embrasse jamais sur les lèvres un client.

 

Ils se regardèrent. Un regard intense, les pupilles dilatées. Leur souffle brûlant se mêlait, et un frisson parcoura Hugo, ses yeux se baissant sur cette bouche si tentante, gorgée de liqueur. Quelle horrible et agréable torture de l’avoir si proche, mais interdite. Le désir d’y goûter, de la mordre, s’empara de lui. Il remonta ses yeux dans les siens, et la scruta.

Des yeux noirs aux reflets étranges, du khôl, du mascara, du fard à paupière, tout ce qu’il y a de plus noir possible, du blush, du rouge écarlate sur les lèvres, et un blond platine.

La parfaite poupée, se dit il. Pourtant…

Son visage restait doux et agréable. Il posa ses mains sur ses hanches, et les remonta en une caresse sur sa poitrine. Elle était plutôt grande et mince. Très mince. Musclée. Des jambes magnifiques et de jolies fesses rondes. Il effleura ses mignons petits seins, et taquina une pointe.

Elle se blottit contre lui, respirant son odeur, et lui enleva son tee-shirt. Elle descendit sur son torse, jouant de ses mains, de ses lèvres, de ses dents. Elle s’arrêta sur un téton, puis l’autre. Il dégrafa son corsage. Un soutien-gorge en dentelle noir et au fond écarlate lui apparut comme la plus belle merveille du monde. Des frissons l’assaillaient de toutes parts sous ses caresses. Et elle descendait, plus bas, toujours, plus bas…

Il entendit la boucle de sa ceinture s’ouvrir, il souleva légèrement le bassin, pour l’aider à retirer son jean, et caleçon. Un gémissement lui échappa lorsqu’il sentit quelque chose de chaud s’enrouler autour de sa verge déjà bien gonflée. Il sentit ses mains venir en renfort et s’occuper de ses bourses. Deuxième gémissement. Dieu que c’était bon ! Y a pas à dire, une professionnelle, ça sait s’y prendre ! Les yeux fermés, il se laissait allé à ce flot de sensations si puissantes et enivrantes…

 

Soudain une sonnerie de portable les fit tout les deux sursauter. Redescendant brutalement sur terre Hugo s’énerva.

 

-Bordel ! On coupe son téléphone lorsqu’on bosse ! Tu savais ça ?!

Le trouvant carrément gonflé, elle s’énerva à son tour, renversant tout sur son passage cherchant se maudit téléphone.

-Et les urgences tu connais ?

-Quoi ?! Tu crois que c’est ton proxénète qui t’appelles car une tes copines s’est fait étriper et qu’il a besoin de toi pour la remplacer au près d’un client plein de thune, peut être ?!!

Elle rétorqua d’une voix glaciale.

-J’suis à mon propre compte j’te signale.

Voyant de qui il s’agissait sur le petit écran, elle s’écria,

-Merde ! Ce n’est vraiment pas le moment !

Avant de répondre d’une voix toute a fait naturelle.

 

-Allo !

-…

-Oui, je vais bien, et toi ?

-…

-Mais oui !! Tu ne vas pas m’appeler à chaque fois que je fais un grand trajet, pour savoir si je suis bien arrivée quand même !

-…

- Maman, arrêtes ! J’te signale que j’ai 19 ans !

-…

-Oui oui.

-…

-Bah, j’en ais rien, moi, où tu es ! A la maison sûrement !

-…

-Comment ça non ?! Tu es où alors ?

-…

-J’suis pas sûre de beaucoup apprécier les surprises maman…

-…

-Pardon ? J’ai pas vraiment entendue là…

-…

-Hein ?! Devant l’immeuble ? Mais quel immeuble ?!

-…

-Comment ça le mien ? Qu’est ce que tu fous devant chez moi ?!

-…

-Tu montes, là tout de suite, maintenant, à l’instant ?!

-…

-Mais non, je ne suis pas sourde ! J’te laisse alors, à tout de suite.

 

Et elle raccrocha sans attendre la réponse de sa mère. Hugo, toujours vautré sur le canapé, nu, le sexe dressé, cherchait à comprendre le sens de cette conversation.

 

-Euh…

-Mais qu’est ce que t’attends put*in ! Rhabille toi !

L’agressa t’elle, tout en enlevant sa mini jupe et ses collant. Le pauvre était complètement perdu.

-Ok. J’me rhabille. Mais toi ? Pourquoi tu fais le contraire ?!

-A ton avis crétin ? J’me vois mal ouvrir à ma mère en tenue de péripatéticienne !

-C’est sûr qu’à poils c’est mieux… Entre catin et exibho, moi j’hésite pas une minute !

Dit il ironique.

Elle préféra ne pas répondre et tripota ses cheveux. Là, il eu une vision d’horreur. Elle arrachait son propre scalpe ! Il faillit se donner une gifle quand il compris que ce n’était qu’une perruque. Elle passa dans la salle de bain, et revint quelques minutes plus tard, toujours en sous-vêtements, ses cheveux châtains lâchés sur ses épaules, les yeux verts, et complètement démaquillée. Elle passa devant lui en courrant rentra dans sa chambre, enfila une robe d’été, et revint donner des coups de pieds à son costume de rue pour le dissimuler sous le canapé. Au moment même la sonnette retentit. Un « merde » étouffé lui échappa.

 

-Dans ma chambre vite ! Tu te planques sous le lit !

-Pardon ? J’ai pas bien compris là ! Tu veux que je passe la soirée, plus la nuit, caché sous ton lit ???! Tu te fous de ma gueule !

-Désolée, mais j’ai pas trop le choix là ! Si elle te voit, c’est la fin du monde assuré !

-Exagères pas non plus ! J’me casse vite fait, et on n’en parle plus !

-Impossible, j’te dis !

 

Un « Bonsoir » retentissant les stoppèrent dans leur conversation des plus calme.

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Chapitre I  (Juste un jeu...? [ en cours ]) posté le dimanche 24 août 2008 19:07

Un « Bonsoir » retentissant les stoppèrent dans leur conversation des plus calme. Après un regard assassin pour Hugo, elle se retourna vers sa mère pour l’embrasser.

 

-Maman ! Jsuis contente de te voir !!

-Moi aussi ma chérie ! Mais qui est ce ?! Demanda t’elle désignant Hugo. Ton petit ami ?

Prise de cour elle répondit du tac au tac.

-Oui !

-Non ! Avait répondu simultanément Hugo. Ils se foudroyèrent du regard, pendant que la mère les regardés perplexe.

-Bah alors, il l’est ou il ne l’est pas ? A moins que vous n’en êtes pas sûrs ?! Ce serait quand même assez étrange !

Elle le prit de vitesse.

-Mais si, il te fait marcher, c’est tout ! On est ensemble, mais c’est assez récent.

-Oh ! Et comment il s’appelle ce beau jeune homme ?

-Hum… Nor…

Il la coupa à son tour. La situation était assez ridicule pour rajouter un prénom débile par-dessus le marché !!

-Je m’appelle Hugo, Mme… hum…

-Solly.

-Mme Solly, et je suis effectivement le compagnon de…hum…

-Angela. Souffla encore l’intéressée.

La soirée risquait d’être comique.

-Eh bien, Hugo ! Vous restez manger avec nous j’espère ? J’aimerai mieux connaître mon futur gendre ! Enfin futur… Si elle ne change pas d’avis d’ici là ! Désolée de vous dire ça, mais elle est plutôt volage ! Je ne suis pas prête de devenir grand-mère avec ça…Heureusement son frère lui est vraiment stable, enfin le deuxième, parce que le premier… Ils se ressemblent bien ces deux là !

-Maman, s’il te plaît.

Supplia Angela, morte de honte. Il rit, dévoilant une dentition parfaite. Il était vraiment pas moche se dit la jeune fille, se demandant pourquoi il était allé demander ses services alors que n’importe quelles jeunes filles rêveraient d’avoir une nuit avec lui. Vraiment bien bâti, brun aux yeux de couleur ambre. Une bouche invitant les baisers. Et énormément de charme. Mais quel crétin par contre pensa t’elle en l’entendant déclarer :

 

-Euh, je ne pense pas rester, j’ai beaucoup de choses à faire…

A 23h45 ? Mais c’est qu’il est crédible cet idiot ! Il a rien trouvé de mieux ?

-Tu nous excuses Mam’, je dois lui parler deux secondes.

-Mais pas de problème ! Je vais aux toilettes !

 

Après qu’elle se soit éloignée, Angela se rapprocha du jeune homme et murmura

- Ecoutes moi bien, tu ne fais pas le chieur et tu restes, ok ?! Il suffoqua

-J’crois qu’on se connaît pas, nan ? Donc t’as rien a exiger de moi, et je ne vois pas pour quelles raisons je te ferai le plaisir de rester !

Elle se rapprocha encore de lui jusqu’à que sa poitrine effleure la sienne. La bouche à deux millimètres de la sienne

-Effectivement on ne se connaît pas. Mais il y a quelques minutes, ça n’avait pas l’air de te gêner, n’est ce pas ? Pourtant c’était plutôt intime… Réfléchis bien, un repas, certes gonflant, mais une nuit, avec moi, et gratuite à cause du dérangement…

 

Il lui lança un regard pénétrant et lui fit un sourire aguicheur.

-Dis comme ça, ça peut s’arranger… Mais ça manque d’argument. Embrasses moi.

Cet ordre, dis d’une voix sensuelle fit plus d’effets sur la belle qu’elle ne l’aurait voulu. Elle fronça les sourcils.

-Je n’embrasse jamais les clients, je te l’ai déjà dit !

-Un client…Mais un amant ? Je suis sensé être ton petit ami, non ? Ta mère arrive, à toi de voir… Soit ça, soit j’me casse.

Angela pesta intérieurement. C’était plutôt délicat de refuser un baiser de son mec, sa mère ne comprendrait pas si elle voyait ça. Elle s’était faite avoir comme une débutante à ce petit jeu de provocation, son propre jeu.

Résignée, elle franchit les deux millimètres restants, et ses lèvres rentrèrent en contact avec cette bouche si douce. Contact affolant, déclanchant une multitude d’étincelles dans ses yeux qu’elle ferma aussitôt. Leurs lèvres s’entrouvrirent laissant un chemin à leurs langues qui se rejoignirent sans tarder. C’était doux, c’était sensuel, c’était provoquant et joueur, mais ça devenait surtout de plus en plus enflammé. Quand elle sentit son cœur s’emballer, Angela se détacha rapidement, brûlante, et les jambes en coton.

Elle se retourna, et ne vit qu’une pièce vide. Elle s’exclama

-Tu m’as mentis ! Il n’y avait personne, elle n’arrivait pas !

Il éclata de rire, sadique, puis viens lui murmurer à l’oreille

-C’était trop tentant…

Sur ces mots, elle dut ravaler sa colère et afficher un sourire factice, car sa mère revenait pour de bon cette fois-ci. Elle laissa quand même échappé un « connard », qu’il saisit au vol, le faisant rire de plus belle.

 

Finalement ils restèrent tout les trois manger. Enfin… Disons plutôt qu’Angela était de corvée cuisine après un « Je te laisse préparer le repas, ma chérie » mielleux de son soi-disant petit ami, macho avec ça, alors que les deux autres étaient confortablement installés sur le canapé discutant de tout et de rien.

Ca promet, dans une minute, elle en saura plus sur lui, que moi ! Pas difficile en même temps…

-Ma chérie, t’entends ?! Tu en penses quoi de son projet ?

Cette pensée la coupa court dans ses pensées. Gné ? Projet ? De quoi elle parle ? Elle lança un regard désespéré à Hugo, qui se contentait de la fixer, un sourire narquois aux lèvres. Genre, c’est toi qui t’es foutue dans la mouise, compte pas sur moi pour t’aider ! Quel lâche…

-Euh… Intéressant.

-Intéressant ? S’égosilla sa mère, comme si elle venait de lui déclarer qu’elle était enceinte. Tu oses dire que c’est intéressant ? Bientôt tu vas me dire que les arts, tu n’en a plus rien à foutre, c’est ça ? Dis moi, tu es tombée sur la tête ou quoi ? Je ne te reconnais plus !

Agacée elle s’écria

-Nan mais attends, j’suis en train de me battre avec les gnockis, et toi tu me demandes comme une fleur, ce que je pense de son projet ! Mais quel projet ? Sa futur demande en mariage, son rêve d’aller sur la lune, de déménager, de son job ?! Faut être un peu plus clair quand on parle ! Aïe ! J’ne comprendrais jamais celui qui a inventé ce système de gnockis ! Forcément, pour les faire cuir, faut les foutre dans l’eau bouillante, et forcément quand on les renversent dans la casserole, ça éclaboussent tout le quartier et moi avec ! Aïe ! Mais c’est pas possible…

Elle se déconnecta de la discussion se concentrant sur sa lourde tâche : éviter de transformer en pataugeoire la cuisine, et par la même occasion, le coin repas. Une exclamation de sa mère l’a fit sursauter.

-Oh ! Mais tu as trouvé la perle rare ! Il est fait pour toi celui-ci, c’est dingue ! Vous êtes tellement sur la même longueur d’ondes !

C’est ça, et moi je porte encore des couches culottes.

 

Le repas se passa dans une ambiance assez hilarante pour le jeune couple, et chaleureuse pour la mère.

Hugo ne perdait aucunes occasions pour faire quelques allusions perfides comme « C’est sûr, votre fille à une activité nocturne très développée… », Que heureusement, seule la concernée comprenait, et ne manquait pas de lui écraser les pieds sous la table, afin de le faire taire.

Le jeune homme hallucinait en son fort intérieur. Il était en train de dîner avec la mère d’une…pute. Et en l’occurrence, de sa pute. Dingue ! Surtout quand on se rendait compte qu’elle n’avait rien d’une fille de joie, mais plutôt d’une jeune fille passionnée et pleine de vie. Mais le temps s’éternisait, et il bossait le lendemain matin. Il préféra quitter la table afin de se glisser dans le lit moelleux de la demoiselle.

Celle-ci, après avoir rangé la table et préparé le clic-clac pour sa mère, se trouvait sur le mini balcon à regarder les étoiles. La soirée avait été plutôt scabreuse, mais au final, aucunes catastrophes n’avaient été déclanchées.

Elle se sentait soulagée et paisible, et avait plus envie de douceur et de tendresse platonique, que d’aller faire des folies de son corps avec l’autre oiseau d’à côté.

Elle éloignait le plus possible le moment où elle allait devoir le rejoindre dans la chambre. Mais tombant de fatigue, elle se décida à y aller, croisant les doigts pour qu’il ait oublié leur arrangement.

Arrivée à l’embrasure de la porte, elle le vit étalé de tout son long à travers la couette, dormant à poing fermé avec une bouille d’ange totalement craquante.

Malgré le fait qu’elle se sentit fondre de l’intérieur comme un fondant au chocolat, elle pesta car il prenait toute la place. Elle se faufila sous la couette, avec le plus de délicatesse qu’elle pouvait pour ne pas le réveiller, en repoussant un bras et une jambe afin de rentrer sa deuxième fesse qui se trouvait dangereusement attirée par le vide. Il grogna dans son sommeil.

C’est ça, oses râler mon beau ! Je te rappelle que c’est quand même sensé être MON lit, et que tu prends quand même les trois quarts de la place ET de la couverture ! Jte jure ! Ce n’est pas un gars pour rien…

Mais elle devait avouer que de l’avoir tout contre elle ne la dérangeait pas plus que ça… Il a la peau douce, le con ! Elle ferma les yeux et s’éloigna le plus possible de lui, pour n’avoir aucuns contacts avec ce corps. Pourquoi on ne peut pas fermer le nez aussi ? Il sent bon bordel… Se retenant de se blottir contre lui, elle se retourna sur le ventre et finit par rejoindre Morphée.

 

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Chapitre II  (Juste un jeu...? [ en cours ]) posté le dimanche 24 août 2008 19:07


- Mettre la musique quand je le préciserai

-

L’aurore arrivée, Hugo se réveilla en sursaut. S’habillant en quatrième vitesse, il sortit en trombe de l’appartement, préférant fuir ce monde de fou, sans prendre le temps de réfléchir. La tête encore dans le coltar, il faillit descendre la multitude d’étage sur les fesses, en loupant une marche… Il ne dût son salut qu’à son excellente dextérité.

Sur le chemin du retour, il se jura, de ne plus jamais aller voir sur les trottoirs ! Pour ce qu’il y avait gagné… Une frustration intense et un dîner plus que merdique.

Il passa en coup de vent chez lui histoire de prendre une douche, après avoir visité involontairement toutes les plus petites ruelles du quartier. Il prit ses affaires et alla s’entasser dans le Café d’à côté, là où sa bande d’amis se retrouvait habituellement.

 

Rick, un grand blond, s’y trouvait déjà, ainsi que Marie et Benji, en couple depuis maintenant deux ans.

-Salut les vieux !

-Salut l’endormi. La forme ?

-Un triple café s’il vous plaît, bien noir si possible. Dit il à l’attention de la serveuse. Ses amis rirent, et Rick moqueur déclara

-Effectivement, t’as la pêche aujourd’hui ! Serai-ce notre p’tite soirée hier qui t’a mis dans cet état ? Pourtant je te rappelle qu’elle a finit à 23h00 à tout casser !

-Genre j’suis une petite nature ! Mais nan, j’ai bossé jusqu’à tard, c’est tout.

-Bosser ?

-Ouai. J’ai avancé le projet quoi !

Le projet, ce fameux projet. Ils étaient tous en formation pour devenir organisateur d’événements, et pourquoi pas, ouvrir une boîte d’événementielle. A l’issue de cette année, ils devaient monter, par leurs propres initiatives, un événement, un spectacle, un concert, peu importe, tant que cela avait du succès !

Rick, Marie, Benji, Vlad’ et Hugo, s’étaient regroupés afin de réaliser un important spectacle. Chacun avait son rôle.

Marie et Rick s’occupaient de trouver les subventions et les fonds nécessaires ; Benji, lui, s’occupait de trouver le lieu idéal et l’équipe technique. Quant à Vlad’ et Hugo, ils devaient trouver les artistes participant au show. De jeunes talents encore inconnus mais prometteurs. Bien sûr, le projet monté, ils s’occuperont tous de la promotion de leur bébé. Pour mener à bien leur devoir, ils étaient libérés de tout leur cours d’étude, mais gardaient un suivit toutes les semaines par un professionnel qui les aiguillés s’il le fallait.

 

-C’est vrai ? Et alors, ça avance de ton côté ? Tu as trouvé des noms ?

-J’ai commencé à faire une liste de contact. Improvisa l’intéressé. Angela Solly en l’occurrence, parfaite comédienne ! S’ils savaient ce qu’il s’est passé… Ils rigoleraient tous comme des autruches ! Hum. Ca rit une autruche ?

-Okay, de mon côté…

Et ils partirent dans une longue discussion à peine interrompue par l’arrivée de Vlad’.

Ils étaient tous passionnés par leur job, et ça se voyait. Issus de familles aisées, ils respiraient la classe et l’assurance. Ils avaient l’allure d’homme et femme d’affaire, propre et soigné. Ils avaient un caractère sérieux et volontaire, et ne manquaient pas de s’afficher dans des soirées mondaines avec fierté .

Leur bébé idéalisait un spectacle magnifique. Situé dans un parc, de préférence avec une fontaine pour utiliser les reflets de l’eau avec les projecteurs. Il y aurait de tout ! Musique, théâtre, danse, cirque, effets visuels, décors… Quelque chose de grandiose, de magique, de la poudre aux yeux ! Certes tout cela peut sembler plutôt artificiel et commercial, mais ce serai tellement monté avec finesse, que le tout serai d’excellente qualité. Autant dire qu’il y avait du boulot…

 

Du côté d’Angela, quel avait été son soulagement lorsqu’elle s’était rendue compte que son fiancé d’office s’était fait la malle ! Après avoir fait comprendre subtilement à sa mère, qu’elle pouvait partir maintenant, elle avait pris ses cliques et ses claques et était allée rejoindre ses amis.

Arrivée devant un vieux théâtre délabré mais tenant encore fièrement sur ses quatre murs, elle salua le gardien, et y pénétra. Poussant la porte de l’entrée des artistes, elle traversa un couloir étroit en humant délicatement cette odeur si particulière mais unique. Dieu qu’elle aimait ce lieu ! Depuis son plus jeune âge elle venait ici. C'est-à-dire depuis qu’elle avait commencé la danse. C’était comme une seconde maison pour elle, ou plutôt, sa véritable maison. Gravissant un escalier en colimaçon, elle entendit des rires étouffés derrière une porte. Rayonnante, elle ouvrit en grand celle-ci et s’exclama :

 

-Salut les poulets !!

-Non mais, imagine deux secondes ? En fait, la réalité, c’est un rêve ! Et bien sûr, les rêves que tu fais dans cette soi-disant réalité, c’est la réelle réalité ! Tu captes ?

-Attends, t’essayes de me dire là, qu’on est en plein rêve ?

-Exactement !

-Ca veut dire que si j’me jette du 30ème étage, à la limite on s’en fout, puisque c’est un rêve ?!

-Si c’est ton fantasme le saut de l’ange…Pourquoi pas ! Mais j’te préviens quand même qu’il existe certaines règles touchant la réelle vit, comme la première qui dit que quand t’es mort dans ton…

Voyant que personne ne l’avait remarqué, elle soupire, exaspérée. Elle repart à reculons afin de refaire son entrée. Cette fois ci, elle claque la porte contre le mur en l’ouvrant, et s’époumone carrément :

-SALUT LES POULETS !!

Un grand silence s’installe après son entrée fracassante et des plus majestueuse. Tous les regards se braquent sur elle, étonnés. Qu’est ce qui lui prend à cette folle ? A qu’elle les aime ces oiseaux là… Un premier « cot cot » pratiquement inaudible déclenche un véritable poulailler dans la fraction de seconde suivante.

« Musique »

Sans comprendre comment, elle se retrouve dans une véritable basse cour, avec des volatils soit dansants, soit chantants. Morte de rire, elle les rejoints bien volontiers. Qu’ils étaient beaux, à la queu-leu-leu, les genoux pliés, les pieds ouverts, battants des coudes, hurlants a tue tête !

Complètement tarés, et c’est peu dire !

Après avoir tourné en rond inlassablement, celui en tête de course, décida de partir en excursion dans le théâtre… Ils sortirent tous, continuant leur chorégraphie déjanté, dans les escaliers, dans les coulisses, sur la scène. Arrivant au studio, ou le prof qui donnait un cours hésita entre démissionner ou aller se pendre, ils décidèrent de mettre terme à cette comédie en un final époustouflant, avec des renforts de claquements de becs et d’envolées digne de poulet… Et comme des gamins de 5 ans, (et encore…), ils repartirent en courant dans leur loge, gloussant comme des dindons.

Suivirent des embrassades et des explosions de rires, heureux qu’ils étaient de commencer si bien la journée. Pas qu’ils s’ennuyaient, oh non ! Chaque jour, un nouveau trip s’emparait d’eux, faisant de leur quotidien une vie palpitante. Mais ils avaient besoin de partager leur joie, intensément. Il ne se passait pas une journée sans câlins, sans bisous, et sans engueulades !

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